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1 - LIRE UNE CARTE POSTALE

La naissance officielle de la carte postale date de 1873. Toutefois, elle fait ses premiers pas dès 1856.

Si la Loi du 20 décembre 1872 vaut comme acte de naissance de la carte postale en France, il existe déjà des précurseurs à cet objet utilitaire. Des premières cartes postales non officielles ou ‘tolérées’, apparaissent entre 1856 et 1873. Elles sont destinées à une correspondance locale ou à une correspondance territoriale (de bureau à bureau). Objet généralement sous forme de bristol rectangulaire, la carte postale est d’édition officielle ou privée. Sa fonction assure une communication à découvert, grâce au service des Postes.

Au début du XXe siècle, la révolution industrielle propose de nouveaux procédés d’impression. L'invention de la phototypie accélère et amplifie le phénomène «carte postale». Plus souple et moins onéreux que ceux utilisés jusqu'alors, ce procédé permet une industrialisation de la production tout en préservant son caractère artisanal. Il s’avère spécialement adapté à l’impression des photographies, grâce à un excellent rendu des images. La carte obtenue n'est pas encore brillante, mais mate.

Plus tard, la couleur fait son apparition avec la technique du pochoir.
A partir de 1900, la production de cartes postales en France devient une véritable industrie.
Après la première guerre mondiale, la carte postale subit un grand déclin. C’est une période purgatoire pour la cartophilie en tant que collection et pour la carte postale en tant qu’objet utilitaire.
L’héliogravure tramée et les procédés d’impression de masse ont étouffé les productions plus artisanales.
Les anciens clichés de petits métiers ou de scènes de rue sont usés jusqu’à la corde par les éditeurs, moins soucieux d’envoyer des artistes sur le terrain. Il existe néanmoins quelques artistes ou producteurs locaux qui maintiennent quelque peu le flambeau de la carte postale documentaire.

Avant 1975, rien ne permet d’espérer un renouveau de la carte postale. Les éditeurs sont empêtrés dans des contraintes économiques draconiennes. Plus aucun artiste de renom ne travaille en pensant au support cartophile. Sa renaissance ne peut donc venir que du noyau actif constitué de collectionneurs, de modestes clubs.

Un siècle après la naissance de la carte postale, ces passionnés voient en ce document un témoignage de la vie contemporaine.
De nouvelles techniques sont employées comme l’Offset (bien qu’inventée en 1904, elle n’est utilisée qu’à la fin des années 70) et de nouvelles cartes postales peuvent enfin être proposées au grand public.
Les cartes régionales en sont un exemple, mais une bourgade sur dix donne lieu à des éditions contemporaines avec de fortes concentrations sur les villes importantes, les lieux touristiques et les zones de vacances.

Dès 1966, Agathe Gaillard réconcilie même quelques uns des meilleurs photographes avec la carte postale (Cartier-Bresson, Doisneau, etc.). Cependant, les plus rentables restent les cartes «passe-partout», non localisables dans l’espace ni dans le temps, couramment illustrées de recettes de cuisine, de signes astrologiques ou d’imagerie de vœux.

Autour de 1980, les reproductions d’affiches de concerts ou de films sur les cartes postales rencontrent un grand succès, spécifiquement auprès d’un public jeune.

A partir de 1987, les publicistes français redécouvrent ce support.
Des cartes publicitaires sont alors distribuées, dans des lieux publics et gratuitement pour la plus part. Ce sont les Cart’Com, bientôt imitées dans d’autres grandes métropoles (Berlin, Bruxelles…).

Enfin, une nouvelle forme de cartes postales voit le jour à l’ère de l’informatique.
Des cartes numériques sont distribuées par des sites Internet tandis que la numérisation permet la reproduction et la réédition d’anciennes pièces parues il y a près d’un siècle.

Cartes anciennes
* Les daguerréotypes ont cours entre 1840 et 1860 en fonction des Maries-Louises et des bordures.
Quant au daguerréotype : c’est l’appareil photo inventé par DAGUERRE puis les images obtenue avec celui-ci ;

* Jusque vers 1865 à 1870, ont cours les décors formés de grands drapés avec des personnages appuyés ou assis. Les pauses sont longues et nécessitent des instruments d’appui que l’on efforce de cacher ;

* Les photographies représentant des bustes ovales et bombés sur papier glacé datent des années 1878 à 1896 ;

* Les bustes apparaissent vers 1880 ;

* Les bustes en dégradés, des années 1895 à 1905 ;

* Les photographies au format carte de visite, considérez le carton blanc jusque vers 1880;

* Les photographies crème puis grainées, à partir des années 1905 ;

* Les photographies très minces au début avant 1865 et de plus en plus épaisses de 1865 à 1895, les angles sont arrondies ;

*Les Maries Louises décorées, des années 1900;

* Les tranches dorées, des années 1880 à 1900;

* Les mignonnettes de format réduit sont courantes dans les années 1900 à 1920;

* Les photographies grand format (type cabinet) des années 1900 à 1920 ;

* Les phénotypes tirés sur support métallique et proposés par les photographes ambulants, sont des années 1900 à 1920;

* Les stéréoscopies, suivent des mêmes dernières années.

Cartes récentes
En ville jusque vers 1880, les photographies sont un luxe et dans les campagnes de 1900 à 1914.
La valeur de ces prises de vues est donnée par des signatures de grands photographes de l’époque comme NADAR, DISDERI, etc... 
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