Collection gratuite et virtuelle

Pour aider à améliorer le site, vous pouvez transmettre des cartes postales.
Scannez ainsi les documents dans une résolution maximum en JEPG de préférence.
Envoyez-les ensuite à l'adresse suivante : bsdjack@laposte.net
Toutefois aucune réponse ne sera établie sur demande d'achat de cartes.
BONNE VISITE ET MERCI

Retour index

6 - LA PIERRE D APPEL

Au sommet de la pierre d'Appel

Parmi les tribus précitées et partagées, citons aussi les Leuques occupant le territoire, qui plus tard sont considérés par les romains comme à la fois les plus braves et courageux mais également comme les plus sauvages des peuples de la civilisation gréco-romaine. Ces clans deviennent ensuite sédentaires réalisant des camps retranchés, fortifiés dit « éperons barrés » sur des points élevés. Les restes d’un tel ouvrage est mis à jour à la Pierre d’Appel. 

Ces peuples vivent de ressources naturelles que leurs fournissent ces forêts étendues environnantes, abondantes en espèces végétales et animales diverses. Ces espaces verts sont sources de tous les fantasmes mais aussi celles de toutes les richesses. 
De ces facteurs attractifs, il y a en premier lieu une quantité de bois d’œuvre capable de fournir un combustible quasi inépuisable. Les faines des hêtres donnent de l’huile, les chênes favorisent la glandées pour l’élevage des porcs puis dans les clairières sauvages poussent l’herbe. Les baies, les châtaignes, les noisettes et les noix ainsi que les plantes qui guérissent, peuvent être cueillies ou ramassées. Mais pour ces gens, bois et forêts sont aussi un sanctuaire peuplé d’esprits, d’ogres, de monstres, de chênaies sacrés où druides viennent y couper le gui avec leur serpe. L’harmonie avec la nature est de vigueur. Ils entendent bramer, grogner, hurler les plantigrades. Dans cette immense forêt, vivent de grands animaux aujourd'hui disparus : bisons, aurochs, rennes, élans. 
A savoir que jusqu’au milieu du XVIIIème siècle, il y a chamois, chevaux sauvages. Des ours vivent aussi dans la région. Dans le secteur, le dernier est tué à Celles-sur-Plaine (88) en 1709 et le tout dernier dans l’année 1786 à Munster (68) en Alsace. Quelques rares loups existent mais ils sont plus présents en plaine. Des castors, des loutres et oiseaux migrateurs sont rencontrés. Plus proche de notre époque, il est découvert entre 1901 et 1911, plusieurs nidifications de cigognes. A Moyenmoutier, elles établissent leurs constructions à proximité de la Meurthe. Il faut dire qu’à l’origine, le paysage de Raon et de ses environs est différent. Le fond des vallées ressemble à des marais toujours infranchissables. L’accès est difficile à travers fourrés, arbres morts et troncs qui pourrissent.


Perché à 492 mètres, cet ensemble de blocs de grès d'une hauteur de 60 mètres, composé de cinq plate-formes superposées de 4 à 12 mètres séparées de couloirs, forment la mystérieuse " Pierre d'Appel "


L’une d’elles, la roche de la Grand-mère du Loup ou roche d’Etival constitue le socle de la masse. Elle est supportée par un pilier. Un escalier irrégulier de trois marches donne accès au sommet de la pierre de la Poêle, se prononçant « pierre de la Paile » en patois vosgiens. 


C’est cette roche à cupules qui donne son nom au plateau gréseux de la côte de Répy en devenant Pierre d’Appel. Fréquenté au cours du Halstatt moyen, au 6ème siècle puis à la Tène, aux 3ème et 2ème siècles avant JC., le site de la Pierre d’Appel est le promontoire d’un plateau surplombant de 200 mètres le resserrement de la vallée de la Meurthe. Il contrôle le gué d’un chemin stratégique occupé à partir du 1er siècle avant JC. peut-être à cause de la destruction du village d’Etival par l’armée d’Auguste. Situé un peu en amont de la côte de Beauregard, en arrivant sur le site par le sentier qui mène à ce camp de Respy occupé dès l’âge de bronze, il est constaté sur les deux côtés, les restes d’un mur éboulé ainsi qu’un fossé comblé. Cette circonvallation est un éperon barré de 2.5 ha. Anciennement, l’extrémité du plateau est fortifié permettant ainsi de se réfugier en cas d’alerte, d’attaque ou de pillage. 


Cet éperon est une sorte de forteresse, lieu de refuge mais n’ayant jamais servi d’habitat permanent. En cet endroit dans les années 1967 à 1981, il est découvert lors de fouilles, un rempart datant de la Tène III puis de nombreux fonds de cabanes contenant un mobilier céramique abondant et varié. Les recherches archéologiques de cet oppidum laténien portent sur trois points. L’étude du rempart frontal barrant l’éperon est menée sur la défense la plus ancienne de l’oppidum. Ce premier état postérieur à la fin du 2ème siècle avant JC. est constitué par un replat à structure interne pierreuse et terreuse dans laquelle il est relevé de nombreuses traces cendreuses correspondant soit à des débris végétaux noyés dans les matériaux géologiques au cours de la construction du dispositif, soit plutôt une armature de poutres horizontales du type dit Ehrang (Allemagne) disloquée par l’affaissement du replat. 


Une première exploitation du mur de lisière Nord-Est révèle que celui-ci est charpenté : une palissade ancrée dans la roche par des encoches obstrue les diaclases rocheuses ouvertes vers l’extérieur, les poutres sablières et les montants de section quadrangulaire étant renforcés par des jambes de force équarries : mis en place fin du 2ème siècle. Dans le quartier artisanal contigu au rempart frontal, une structure quadrangulaire de 11.50 mètres sur 4 mètres établie partie sur la roche et partie sur soubassement de pierres sèches, est constituée par une construction sur sablières dans laquelle s’emboîtent les poutres cornières et certainement les solives d’un plancher supportées par de gros et plusieurs blocs de grès, déterminant un vide sanitaire de 0.50 mètre de hauteur à l’origine. Des clous de fer assemblent les charpentes de cette construction appartenant au type SCHWELLENBÜ. Contenant des déchets de fabrications métalliques (fer et bronze) et des ratés de fabrication du verre, elle est en activité de la fin du 1er siècle avant JC. 


Une nouvelle sépulture à incinération est mise à jour dans le sous-sol du bâtiment artisanal, s’ajoutant ainsi aux quatre qui sont découverts précédemment dans ce même secteur. Mesurant 2 mètres de long sur 1.50 mètre de large et 0.20 mètre de haut, elle comprend aux moins quatre urnes, brisées mais complètes, entourées d’ossements brûlés mêlés à une grande quantité de cendres du bûcher et d’offrandes diverses, constituées surtout de vaisselle de bronze et d’objets de parure en fer en particulier une plaque boucle de ceinture ajourée et gravée. Ces fouilles permettent de recueillir un abondant mobilier qui fournit une illustration locale de la culture du Rhin supérieur pour l’époque laténienne et de la culture des sommets vosgiens pour l’époque gallo-romaine. 


Depuis la plateforme, un magnifique panorama sur Moyenmoutier, Etival-Clairefontaine et sa papeterie. L'oppidum est un lieu de prédilection pour ceux qui cherche la paix intérieure. Un site prédestiné pour prendre du recul avec le quotidiens. Sur celui-ci se trouve la présence d'une alchimie cosmo-téllurique spectaculaire. L’oppidum de la Pierre d’Appel est le lieu de prédilection des radiesthésistes, les pendulants et des «chercheurs d’ondes» ou il est mesuré le vert positif magnétique. En traversant une petite passerelle qui relie l’extrémité Est de l’enceinte de Répy et de la Pierre d’Appel, il est heurté une barrière invisible de six rayons d’eau. HARTMANN et CURRY rapprochés qui constituent la «porte».
L'ancien kiosque
Il est mentionné que jusqu’au début des années 1900, un kiosque de pierre se tenait sur la plate-forme mais avec le temps, celui-ci s’ébranle pour disparaître.
 La pierre d'Appel
La pierre d'Appel
Autres pages : Accueil 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10